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Immobilier : la reprise est là… mais elle reste fragile

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Après deux années particulièrement difficiles, le marché immobilier français a retrouvé des couleurs. Mais parler aujourd’hui d’une reprise franche serait sans doute aller un peu vite.

Les chiffres le montrent : 949 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées sur douze mois à fin mai 2026, soit une progression de 5,7 % sur un an.

Et c’est une bonne nouvelle!!

Mais cette dynamique ralentit déjà : la progression annuelle des transactions atteignait encore +11,4 % à fin février, puis +7,9 % en mars, +5,3 % en avril et +5,7 % en mai.

Autrement dit, les Français n’ont pas renoncé à l’immobilier. Mais ils restent prudents.

Le crédit reste l’une des clés du marché

En mai 2026, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat s’établissait à 3,21 %, hors frais et assurance.

Nous sommes évidemment loin des taux extrêmement bas connus il y a quelques années.

Et cette différence change beaucoup de choses.

Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, passer d’un taux de 1,5 % à 3,2 % représente environ 200 € de mensualité supplémentaire, hors assurance.

À revenu identique, la capacité d’achat immobilier diminue donc mécaniquement.

Mais l’effet des taux va plus loin.

De nombreux propriétaires ayant financé leur logement à 1 %, 1,5 % ou 2 % hésitent aujourd’hui à vendre s’ils doivent ensuite financer leur nouvelle acquisition autour de 3 % ou davantage.

C’est ce que l’on pourrait appeler un effet de verrouillage : moins de mobilité résidentielle, donc potentiellement moins de biens remis sur le marché.

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Et derrière les taux, il y a aussi la confiance

Le marché immobilier ne dépend évidemment pas d’un seul indicateur.

Les décisions de la Banque centrale européenne, l’inflation, la politique des banques, le niveau des revenus, l’emploi et l’offre disponible jouent tous un rôle.

Mais il serait également difficile d’ignorer la situation économique et budgétaire française.

Lorsque les investisseurs considèrent que le risque associé à la dette française augmente, ils demandent une rémunération plus importante pour la financer. Cette évolution se retrouve notamment dans le rendement des obligations de l’État français à 10 ans, les fameuses OAT.

Or le coût de financement de l’économie finit, directement ou indirectement, par peser sur les conditions de crédit.

Dette, taux, confiance et immobilier sont donc beaucoup plus liés qu’on ne le pense.

Pas besoin de long discours pour conclure que le logement ne se relancera pas uniquement par de nouvelles mesures..

Depuis plusieurs années, le secteur immobilier voit se succéder réformes, dispositifs fiscaux, aides, nouvelles obligations et nouvelles normes.

Certaines sont utiles et nécessaires.

Mais aucune mesure ne pourra durablement remplacer trois ingrédients fondamentaux : la confiance, la stabilité et la capacité de financement des ménages.

Les Notaires de France le constatent d’ailleurs : les projets immobiliers existent toujours, mais les acquéreurs prennent davantage de temps, négocient et recherchent le meilleur équilibre entre qualité du bien, performance énergétique, fonctionnalité et budget.

C’est probablement là que se situe l’un des grands changements du marché.

Dans un marché plus complexe, notre métier prend encore davantage de sens

Car derrière les statistiques, il y a surtout des projets de vie, des patrimoines à préserver, des immeubles à entretenir et des décisions parfois difficiles à prendre.

Chez HEMON CAMUS Immobilier, nos équipes le constatent chaque jour sur le terrain.

Nos collaborateurs en transaction accompagnent des vendeurs et des acquéreurs qui doivent désormais arbitrer beaucoup plus finement leur projet et leur financement.

Nos équipes de gestion locative accompagnent des propriétaires confrontés à un environnement réglementaire, fiscal et énergétique de plus en plus complexe.

Et nos équipes de syndic accompagnent les copropriétés dans un autre enjeu majeur : préserver et améliorer la valeur des immeubles, notamment à travers leur entretien et leur rénovation énergétique.

Dans un marché porteur, l’accompagnement d’un professionnel est utile.

Dans un marché exigeant, il devient essentiel.

C’est précisément le travail que réalisent chaque jour les équipes HEMON CAMUS : analyser, conseiller, anticiper et accompagner, pour permettre aux projets immobiliers d’avancer malgré un environnement plus incertain.

Parce que si nous ne maîtrisons ni les taux d’intérêt ni la conjoncture économique, nous pouvons agir sur la qualité du conseil, la connaissance du marché et la qualité de l’accompagnement.

Et c’est probablement aujourd’hui ce qui fait toute la différence.

Sources : Banque de France, statistiques sur les crédits aux particuliers, mai 2026 ; Conseil supérieur du notariat / Notaires de France, Note de conjoncture immobilière, juillet 2026.

Hémon Camus toujours au coeur de l’actualité immobilière.

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